Eglise Notre-Dame

Sa construction débute en 1297 avec l'édification de la tour nord, et ne s'achève qu'au 17e siècle avec les flèches nord et sud.

Il fallut attendre le début du 15e pour voir s’élever la nef. En mars 1464, selon l’inscription gravée sur la façade près du portail, on commença la tour sud, ou "tour des cloches" sur un terrain resté occupé jusque-là par les maisons. Enfin en 1479, Geoffroy Herbert devenait évêque de Coutances : Il avait le goût de l’architecture et on lui doit beaucoup de constructions en Normandie. Il fit don à la paroisse Notre-Dame de la place nécessaire et présida à la construction du vaste chœur flamboyant actuel.

La chaire extérieure, située à la rencontre du second collatéral nord et du déambulatoire construits par Geoffroy Herbert, évêque de Coutances (1488-1510), offre un délicat décor flamboyant et rappelle celles de Bretagne (Vitré, Guérande, Nantes) : elle était destinée à la publication des actes de la juridiction civile de l´Evêque de Coutances qui était aussi Baron de Saint-Lô. Cette chaire servit aux prédications en plein air de saint Jean-Eudes (1642, 1663, 1675-1676) et de saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1714) qui pouvaient ainsi évangéliser en plein air la foule rassemblée dans la cour du palais épiscopal. Dans "Choses vues", Victor Hugo raconte que la chaire extérieure était frappée d'alignement par le plan d'urbanisme municipal (1863) ; on lui doit un dessin de la chaire qui, grâce à lui, fut sauvée de la destruction.

Après les bombardements de 1944 seuls la tour Sud sans sa flèche, le chœur et les bas côtés restaient debout. L’édifice, conserve, dans sa restauration les stigmates de la guerre : un mur pignon aveugle "cicatrisant" en schiste vert du Nord-Cotentin a été construit en retrait de la façade disparue.

Consacré en 1204, cet édifice roman, le plus ancien de Saint-Lô, a subi au cours des siècles de nombreux remaniements.

Seuls subsistent de l´époque romane, le portail et les premières travées. Le clocher, reconstruit en 1860 et abattu en 1944, a été remplacé par un campanile de béton à croisillons, oeuvre de l'architecte Marcel Mersier. Au début du XIXe siècle, les bâtiments conventuels sont transformés en haras. Le manège (1850), qui demeure au nord-est du Champ-de-Mars est devenu la salle de concerts Le Normandy.

À l'intérieur, le maître autel mesure près de 4 mètres de long et 2,25 de hauteur ; de part et d'autres du tabernacle, il y a un retable aux douze apôtres comme en mouvement. L'autel de la Vierge, situé sur le bas côté est, lui, un bel exemple des autels polychrome du XIXe siècle : les bas reliefs sont la reproduction en plus petit de ceux de la cathédrale de Soissons réalisés par Viollet-le-Duc. Au dessus du porche d’entrée, l’orgue, Classé au titre des Monuments Historiques, à été construit par Louis Debierre en 1892.

 

Les remparts

Le quartier de Saint-Lô officiellement dénommé l’Enclos est encore presque entièrement entouré de sa ceinture fortifiée remontant au Moyen Age, et que la reconstruction a permis de dégager et de mettre en valeur.

Promontoire naturel de schiste, découpé par les vallées du Torteron, de la Dollée et de la Vire, le rocher permet de contrôler ce point de rencontre stratégique de plusieurs routes et d´une rivière navigable.

On attribue à Charlemagne, lors de sa venue dans la région en l´An 800, les premières fortifications pour protéger la ville des invasions normandes.

La tour des Beaux-Regards domine le flanc le plus escarpé du Rocher. Elle offre de son sommet un vaste panorama de la Vire et de ses quartiers riverains. La tour de la Poudrière, seul vestige subsistant de la citadelle, présente encore l´amorce du mur très épais qui fermait l´enclos du côté du Neufbourg.

La Chapelle de la Madeleine

La Chapelle de la Madeleine est le seul bâtiment subsistant d’un ensemble plus important connu sous le nom de « leproserie ou maladrerie de la magdelaine »

A partir du 12ème  siècle, pour limiter les ravages de la lèpre , sont construits des hôpitaux destinés aux seuls lépreux. La léproserie de la Magdelaine aurait été fondée, à cette époque, par Hughes de Morville, évêque de Coutances et Seigneur temporel de Saint-Lô.

Le 15 avril 1532, François 1er, en visite à Saint-Lô, y fut reçu.

C’est vers le milieu du 18ème siècle qu’on aurait cessé de célébrer le culte dans la chapelle et par là même d’inhumer les défunts dans le cimetière qui la bordait au nord-nord-est.

Par arrêté du 3 septembre 1974 du Ministre des Affaires Culturelles, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Elle abrite aujourd’hui le mémorial en l'honneur des soldats des 29è et 35è Divisions US ayant combattu pour la libération de la ville.

Le Haras national

Napoléon 1er crée en 1806 le haras national de Saint-Lô pour servir de dépôt d’étalons. Installé à l’époque dans l’ancienne abbaye Ste Croix (actuelle salle de concert Le Normandy), le Haras définitif est créé en 1886 sur le site actuel et s’étend sur 7,5 ha. Ce dépôt d’étalons dont l’effectif va croître régulièrement, atteindra son apogée en 1912 avec 422 étalons. Détruit en partie par les bombardements du 6 juin 1944, il sera reconstruit et prolongé sur 3,5 ha avec des carrières et logements.

 

La laitière normande

Arthur Le Duc (1848 – 1918), artiste originaire de Torigni sur Vire  présente en 1887 le plâtre d'une statue, une femme normande marquée par le travail difficile de la terre, sa kanne sur l'épaule. Quelques années plus tard, le bronze arrive à Saint-Lô

Apposée devant l´église Notre-Dame, elle est  déboulonnée le 8 février 1942 et fondue par les allemands afin d´en faire des canons. En 1984, un commerçant de la ville lançe une souscription et le sculpteur Louis Derbré, refaçonne la statue d'après des plans originaux. Plusieurs fois déplacée, on peut la retrouver près des escaliers de la place Général de Gaulle. Le socle et le bassin en granit sont d'origine.

Le beffroi

Couronné d´une licorne, Il semble jaillir comme le signe éclatant de la renaissance de la Ville. Construit au cœur de la cité, il se démarque, par son élan vertical, des lignes horizontales du marché couvert et de l´hôtel de ville. Il forme ainsi un axe avec les tours de Notre-Dame et de Sainte-Croix.

Construit en 1954, on y faisait autrefois sécher les tuyaux des pompiers. Symbole de la reconstruction de la ville, il est inscrit aux Monuments historiques en 2018, ainsi que l’Hôtel de Ville, le théâtre et la salle Allende.