Lorsque les premiers éléments de la 29e division entrent dans Saint-Lô le 18 juillet 1944, l’église apparaît très mutilée, les voûtes de la nef et des bas-côtés sont effondrées, les vitraux du chevet et des façades latérales sont arrachés...

mais les deux tours sont encore intactes ! Sous les coups de l’artillerie allemande, la tour nord tombera dans la soirée du 18 juillet et la flèche de la tour sud dans la journée du 19. Fallait-il les reconstruire ? Yves-Marie Froidevaux, architecte des monuments historiques de la Manche explique sa démarche : « La façade ouest de l’église Notre-Dame portera devant les générations à venir les stigmates du drame de 1944... Ce sera la cathédrale blessée... un cri, une prière en faveur de la paix ».En se rendant à l’église Notre-Dame, on pourra voir rue Carnot, un obus encastré dans l’angle d’un contrefort