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Les collections

Les peintures

Une part importante des collections du musée des Beaux-Arts est composée de tableaux du 17e au 20e siècle, nombre d’entre eux ayant rejoint le musée par donation, en particulier celle de la famille Feuillet. On peut y voir des Van Loo, une œuvre de jeunesse du baron Gros, Corot, Boudin, Vollon, Fouace, Rozier, Chardon, Rousseau, Campain, Millet et tant d’autres œuvres d’artistes aux origines diverses et non uniquement locales ou normandes.

« Homère et les bergers » de Corot

Corot, peintre paysagiste du 19e siècle, influencé par la tradition italienne, peint ici un sujet inspiré de « L’Aveugle » poème d’André Chénier. Homère et les bergers clos une série de peinture sur le thème de l’isolement. Il fut donné à la ville par l’artiste en 1863 en reconnaissance de ses nombreux séjours chez des amis saint-lois.

 

« Coucher de soleil à marée basse » de Eugène Boudin

Ce tableau d’Eugène Boudin est comparable à « Impression soleil levant » de Monet, il est exceptionnel par sa taille car la plupart des peintures de l’artiste étaient de très petit formats.

 

 

« La mort de Sapho » de Gustave Moreau (1826-1898)

Moreau est l’un des artistes les plus malmené par la critique contemporaine. De nos jours son talent et sa profonde originalité sont reconnus de tous mais il reste impossible à cerner, rangé dans une quelconque catégorie, ni classicisme, ni romantisme, ni réalisme, ni impressionnisme car sa peinture est aussi une écriture, une poésie, une musique, un symbole de l’inaccessible, il est de tous les temps et d’aucun.

 

Portrait de Jean Follain de Maurice Denis

Jean Follain, enfant du pays, poète et magistrat de la Manche pose pour le maître. Madeleine Denis fille de Maurice Denis et épouse de Jean Follain offrit au musée ce tableau (huile sur carton) représentant le poète.

 

 

 

« Anniversaire » de Fernand Léger

L’« Anniversaire » de Fernand Léger, une aquarelle rehaussée de gouache, fut donnée au musée par Nadia Léger en souvenir de la participation de son mari à la reconstruction de Saint-Lô. Le Musée à acquis deux nouvelles œuvres (un achat et un don) de Fernand Léger en 2008.

 

 

 

« Atelier-hiver 1960 » triptyque de Sergio De Castro

Comme nombre de tableaux et de dessins, l’« Atelier triptyque » dont le sujet est le propre atelier du peintre, fait partie de la donation de 224 œuvres de Castro en 2006. 1960 est une grande année pour le peintre où il reçoit à New York, le quatrième prix de la Fifth International Hallmark Art Award tandis qu’il expose à Buenos Aires, Paris, Kassel.

Les tapisseries

Le Musée des Beaux-Arts possède de nombreuses tapisseries datant du 16e siècle jusqu’au 20e siècle. Les tapisseries de Gombault et Macée (XVIe siècle) pièces maîtresses de la collection voisinent celles des ateliers d’Aubusson (18e siècle) et quelques œuvres plus contemporaines comme celles de Jean Lurçat, Mategot, Grau Garriga, Picart Ledoux, Vogensky.

« Les amours de Gombault et Macée »

Situé dans la rotonde du musée, cet ensemble de tapisseries est l’une des plus belles évocations de la vie simple et paysanne, thème cher aux Français. Cette tenture de sept tapisseries narrant les amours d’un berger et d’une bergère fut réalisée dans les ateliers de Bruges à la fin du 16e siècle. Deux autres tapisseries du même thème sont présentées à côté de la rotonde.

 

 

« Halali » de Jean Lurçat

Jean Lurçat dont le Centre culturel de Saint-Lô porte le nom, est l’artiste symbole du renouveau de la tapisserie au 20e siècle. L’« Halali » représente la mise à mort de la France par l’Allemagne nazie.

 

 

 

La diversité du musée

Outre la peinture et les tapisseries, le musée regorge d’œuvres d’une grande diversité. Bien des arts y sont représentés comme, le vitrail, les émaux, la lithographie ou encore la sculpture avec Coutan ou Leduc. Les sciences et les techniques tiennent aussi leurs places avec la numismatique, les objets précieux, l’archéologie et les éléments d’architecture provenant, entre-autre du Saint-Lô médiéval.

« Le Marbre de Thorigny »

Le « Marbre de Thorigny » est une stèle épigraphique découverte en 1580 à Vieux-la-Romaine (Calvados). Erigé en 238, il est dédié à l’assemblée des 3 Gaules à Lyon, trois faces portent un type d’inscription différent(…). A sa découverte, il fut transporté au château de Thorigny sur Vire ; son appellation de « Marbre de Thorigny » lui vient de là. Le marbre subit de sérieux dommages pendant la révolution, la seconde guerre mondiale et est une nouvelle fois endommagé lors de sa restauration à l’université de Caen.

« L’Amour » de Jules Coutan

Situé au centre du hall du musée, comme suspendu dans les airs, l’ «Eros» de Coutan aux belles formes juvéniles personnifie l’amour. Ce bronze daté du début du 20e siècle a souffert des bombardements de 1944 à Saint-Lô. Il fut fendu mais restauré de manière à ce que les traces de la guerre restent visibles.

Les Hommes font l'histoire de Saint-Lô

Le musée des beaux-arts propose aux visiteurs de découvrir un espace consacré à la riche histoire de Saint-Lô depuis le Néolithique jusqu’à sa reconstruction, sur plus de 300 m².
Illustrée par des collections variées récemment enrichies, c’est également par le biais d’une scénographie innovante (reconstitutions, aménagement multimédia) que le visiteur va se voir conter l’histoire de Saint-Lô. L’Histoire nous apprend que la ville fut détruite à deux reprises : lors des guerres de religions et lors de la seconde guerre mondiale. C’est donc à deux reprises que Saint-Lô a su renaître de ses cendres.
Lors des bombardements de juin 1944 et des combats qui suivirent, la ville de Saint-Lô fut anéantie à 95 %. Surnommée « capitale des ruines », elle va se relever grâce à la volonté de ses habitants et aux formidables moyens mis en œuvre lors de la Reconstruction. La nouvelle scénographie abordera différents thèmes de cette période de l’histoire de Saint-Lô : l’Occupation, la Résistance, les bombardements du 6 juin 1944, la Reconstruction, les baraquements, le centre hospitalier Mémorial France/Etats-Unis et l’hôpital irlandais. De nombreux documents (œuvres, archives, films ou objets) sont présentés dans une muséographie moderne adaptée à tous les publics.

La donation Le Fèvre - 2006

 

Jean-Pierre Le Fèvre, né à Caen en 1933, est devenu saint-lois en 1973. Il s'y est si bien implanté qu'il est, à bien des égards, le témoin artistique de la vie de la ville. Le 21 avril 2006, la ville de Saint-Lô a reçu la donation de 24 œuvres représentatives de l'évolution de son art entre 1969 et 2004. L'artiste exprima lors de cette cérémonie le sens de son geste : reconnaissance envers sa cité d'adoption d'abord ; ensuite le souci qu'une part significative de son œuvre soit conservée, préservée, groupée, à l'abri de l'inaliénabilité des collections publiques.

 

La donation Castro - 2006

La donation de 224 œuvres réalisées de 1944 à 2004 au musée des Beaux-Arts de Saint-Lô est une date importante dans la vie de l’artiste mais aussi dans celle de la ville. Né argentin en 1922, devenu parisien de cœur depuis 1949, Castro signe en 1956-1958 sa première œuvre monumentale en créant l’immense verrière du monastère des bénédictines de Caen. C’est l’amitié de collectionneurs de la région qui 50 ans plus tard le mènera à cette donation de vaste ampleur et de grande qualité. La rencontre a lieu entre le souci de pérennité de l’œuvre de Sergio de Castro et la volonté d’une ville de prêter son musée à des expositions de l’art de notre temps. L’exposition « 60 ans de création 1944-2004 » coïncide avec la période de la reconstruction et la renaissance de la ville de Saint-Lô, évoquée dans les salles du musée. Cette « donation monument » est un encouragement à conforter l’identité d’une ville de bâtisseurs, de re-constructeurs.

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