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Historique

La fondation du musée des Beaux-Arts en 1835

Créé par la société d’agriculture, d’archéologie et d’histoire naturelle de la Manche en 1835 dans le but de réunir des « produits d’histoire naturelle, des objets d’art ou d’industrie » ainsi que des documents anciens, le musée se vit très vite enrichi par les dons des familles aristocratiques manchoises de La Tour du Pin en 1838 et des Lebrun en 1840.

Le transfert des œuvres à la fin du 19e siècle dans une nouvelle structure

© Arch.dép. Manche/CG50,6Fi502_1870 Le Musée, rue Havin

Un nouveau musée fut créé à la fin du 19e siècle rue Havin, il abritait en plus de sa collection de Beaux-Arts des collections d’archéologie et d’histoire naturelle si joliment décrites par Jean Follain (1903-1971) dans « Chef-lieu ».

La sauvegarde de l’essentiel des œuvres grâce au déménagement de 1940

En 1940, afin d’éviter le pillage et les destructions de la guerre, la décision fut prise par l’état d’abriter hors des musées leurs collections d’art. Dispersée dans plusieurs endroits de France la majeure partie des collections saint-loises furent sauvées du désastre des bombardements mais les collections d’histoire naturelle, elles, furent en grande partie détruites ou volées. Avec les fonds obtenus des dommages de guerres à la fin des années 1960, le musée des Beaux-Arts se lança dans une politique d’acquisition d’œuvres d’art notamment celles de la section des peintures allant des paysages héroïques au pré-impressionnisme. Peu après la guerre, les collections réintégrèrent le musée abrité sous l’Hôtel de Ville de Saint-Lô jusqu’en 1989.

L’actuel musée des Beaux-Arts

C’est au docteur Jean Patounas, maire de 1983 à 1989, que l’on doit la construction d’un musée digne de la cité préfectorale et de ses collections. La conception en fut confiée à l’artiste saint-lois Eugène Leseney en 1987 et les travaux s’achevèrent en 1989. Le choix de l’implantation, au cœur de la ville, le geste architectural, à la fois contemporain et intemporel, affirment la volonté d’enrichir le patrimoine de la ville d’un équipement public majeur et de qualité et, en même temps, d’offrir aux collections un écrin des plus valorisants.
La conception architecturale du musée a suivi le cheminement qu’engendraient les collections tant celles-ci nécessitaient un parcours aéré et ouvert. Lorsqu’on pénètre dans ce lieu on y est tout de suite saisi par l’atmosphère douce induite par le mélange savamment organisé des lumières artificielles et de la lumière changeante du jour. Des puits de lumière végétalisés viennent apporter au visiteur la quiétude nécessaire à une visite paisible.

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